On ne peut pas guérir la schizophrénie, mais on peut la traiter convenablement:

  • traitement par une série de médicaments
  • différentes formes de thérapie d'accompagnement permettant au patient et à la famille de mieux gérer la maladie
Les 4 piliers de la thérapie :

  • Les médicaments
  • la guidance individuelle
  • la reprise des liens sociaux
  • le soutien familial

Parfois une hospitalisation en milieu psychiatrique est nécessaire pour stabiliser la maladie.




Traitement médicamenteux

Les médicament sont nécessaire pour stabilisé la maladie et permettre de mieux la gérer sans la guérir.
Donc un traitement à long terme est nécessaire.
Les neuroleptiques ne constituent qu'une composante d'un plan thérapeutique global !



  • Antipsychotiques Neuroleptiques
  • Il faut distinguer les anciens neuroleptiques des nouveau, dits " atypiques ". Ils ne sont pas des remèdes miracles, ne guérissent pas , agissent lentement mais sûrement.

      Actions communes
    • répression des symptômes positifs avec contrôle et/ou disparition des hallucinations délire, et trouble de la pensée.
    • réduction du risques de rechute
      en plus les atypiques
    • diminution et contrôle des symptômes négatifs avec amélioration de la pensée cohérente, diminution de l'anxiété, et de l'agitation, amélioration du contrôle des tensions internes et du stress externe
      Effets secondaires :
    • Symptômes moteurs (extrapyramidaux) : impossibilité de rester immobile, rigidité dans la mimiques et dans les mouvements spontanés (syndrome parkinsonien), crampes musculaires de la nuques et la langue (dyskinésie précoce), mouvements involontaires de la bouche, mâchoire, des bras (dyskinésie tardive) Ces troubles sont fréquent chez les neuroleptiques anciens, mais rares ou absents chez les antipsychotiques atypiques.
    • Troubles cognitifs et sensoriels : augmentation de la perte d'intérêt, manque de motivation, diminution du plaisir, retrait social , augmentation des troubles de l'attention et de la mémoire.
      Ces troubles sont fréquents chez les neuroleptiques anciens, mais rares ou absents chez les antipsychotiques atypiques
    • Troubles neurovégétatifs : sécheresse buccale ou flux salivaire, constipation, troubles visuels, troubles urinaires, troubles cardiovasculaires.
      Ces troubles sont plus fréquents chez les neuroleptiques anciens, mais rares ou absents chez les psychotiques atypiques.
    • Troubles hormonaux : troubles menstruels et troubles sexuels.
      Ces troubles sont plus fréquents chez les neuroleptiques anciens
    • Troubles métaboliques: Augmentation de l'appétit et prise pondéral.
      Effet secondaire présent chez certains antipsychotiques atypiques (Leponex, Zyprexa).
    • Effets secondaires sur la crase sanguine et sur le foie : diminution des globules blancs et rouges, troubles importants du foie.
      Effets secondaires importants d'un antipsychotique atypique(Leponex).
      Un contrôle régulier du sang est nécessaire !
    Important!

    La dose nécessaire de médicament varie d'une personne à l'autre.
    La prise de médicament doit être régulière et pas arrêtée après amélioration des symptômes de la maladie (danger de rechute) :
    - 1 à 2 ans après le premier épisode de schizophrénie
    - 5 ans et plus après en cas de rechute

    En cas de troubles désagréables il ne faut pas arrêter le médicament, mais en discuter avec le médecin.


    Il est absolument nécessaire (pour son bien-être) de :
    - renoncer à l'alcool
    - renoncer à toutes drogues (haschisch, héroïne, cocaïne LSD, dogues synthétiques comme l'Ecstasy)
    - diminuer la consommation de nicotine et caféine



      Autres médicament, si nécessaire, pour diminuer les symptômes de la maladie, de l'anxiété, de la dépression et des sautes d'humeur:
    • Anxiolytiques (Tranxilium, Seresta et autres) pour diminuer l'angoisse, l'anxiété
    • Antidépresseurs( Seropram, Zoloft, Fluctine et autres)pour gérer les symptômes dépressifs et les envies suicidaires
    • Stabilisateurs de l'humeur(Depakine, Tegretol, Topamax et autres) pour diminuer les sautes d'humeurs


    Les traitements psychosociaux et de réadaptation
    - soutenir la personne malade dans ses efforts (psychothérapie de soutien)

    Approches psychosociales :

      Ils envisagent à :
    • soutenir la personne malade dans ses effort de stabilisation (psychothérapie de soutien)
    • modifier certains registres du comportement de la personne malade et de sa façon de penser (thérapie comportementale et cognitive)
    • donner les informations nécessaires sur la maladie, la thérapie,
    • éduquer la personne malade concernant les rechutes, la reconnaissance des symptômes précurseurs, les traitements , etc.
    • entraîner la personne malade aux aptitudes sociales et à améliorer les capacités cognitives
    • intégrer le milieu familial dans la prise en charge du malade en l'invitant aux rencontres d'information et de conseil (programmes psychoéducatifs)

    Thérapie des hallucination auditives:
      Quand les médicaments ne suffisent pas à diminuer de façon efficace les hallucinations la thérapie cognitivo-comportementale des voix permet de les « dompter » :
    • d’abord montrer à la personne que les voix viennent de sa tête et pas de l’externe
    • ensuite démontrer que le contenu des voix correspond à ce que la personne connaît, qu’elles ne sont pas capables de prévenir le futur, qu’elles ne peuvent pas imposer « leur volonté » et qu’elles ne répondent jamais aux questions.
    • enfin apprendre à être « plus puissant » que les voix : le bruit, lire à haute voix, chanter ou fredonner permet de ne plus les entendre.

    Thérapie de soutien :
      Elle vise à assister l'individu et les proches là, où il y a des difficultés :
    • maintenir et/ou améliorer le niveau global due la personne malade
    • éviter les rechutes
    • aider à l'intégrer et négocier avec son environnement
    • aider , si possible, à retourner aux études, à rechercher un emploi à effectuer les démarches pour retirer des prestation chômage, etc.
  • Entraînement aux aptitudes sociales : Basé sur des procédés cognitifs et comportementaux, il permet d'apprendre ou de réapprendre certains comportements indispensables pour la vie quotidienne. La thérapie cognitive vise à modifier certains " dérapages " de compréhension et de la pensée liés aux délires ou hallucinations et permet à moyen terme à donner des stratégie au malade pour contrôler ces symptômes.
  • Réadaptation par le travail : Par la prise en charge dans des ateliers protégés ou des lieux d'occupation spécialisés (en tenant compte de la vulnérabilité au stress de la personne schizophrène) on peut évaluer la capacité de la personne à être réintégrer dans la vie professionnelle.
  • Soutien aux proches : En aidant les familles à faire face aux difficultés qu'elle vivent avec leur proche psychotique, à accepter les limites donnés par la maladie, à diminuer au maximum le stress et la pression sur le malade et en trouvant le juste milieu entre surprotection et rejet on crée le milieu le plus favorable pour une stabilisation de la maladie
  • Seul la collaboration ( dans un respect mutuel des différents compétences ) entre malade, proches et professionnels peut garantir une stabilisation, une réintégration sociale et une vie vivable pour la personnes schizophrène!


    Perspectives futures

    La recherche actuelle explore la chimie du cerveau, spécialement les neurotransmetteurs entre deux cellules et le code génétique.
    En effet seulement quand on connaîtra ces secrets, on pourra trouver des médicaments agissant sur les causes et les différents symptômes de la schizophrénie, permettant ainsi une vie " normale " aux personnes atteintes par cette maladie.
    Les thérapies médicamenteuses actuelles agissent très bien sur les symptômes positifs, moyennement sur les symptômes négatifs et pas du tout sur les troubles cognitifs ( troubles de la concentration, de la mémoire, de l'attention, de la planification, d'abstraction,).

    Hypothèse du manque de Glutathion :

    L'équipe de recherche du laboratoire de neurosciences du département de psychiatrie adultes de Lausanne dirigée par la Dr. Kim Do Cuenod travaille actuellement sur l'hypothèse d'un manque de Glutathion, une substance, qui règle la dopamine dans les synapse (= espace entre deux cellules) entre les cellules neurologiques du cerveau.
    En effet ils ont constaté une baisse significative de cette substance chez les malades et ils commenceront bientôt à tester des médicaments capables de augmenter le gluthation. Si leur hypothèse et les tests des " stimulants " du glutathion seront confirmés, il sera possible d'influencer les perturbation cognitives.